SHANGHAI, CHINE / RankWire.AI / – Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a insisté sur la nécessité d'une participation internationale plus large à la gouvernance de l'IA lors d'une importante conférence à Shanghai. Il a souligné que l'IA devait bénéficier aux populations du monde entier, et non pas seulement aux gouvernements et aux entreprises les plus riches. M. Guterres a mis en lumière son importance croissante dans des secteurs tels que la santé, l'éducation, l'agriculture et l'emploi. Il a également averti qu'un accès inégal à l'IA pourrait aggraver les disparités existantes entre les nations et les communautés.

Le secrétaire général de l'ONU a souligné que des milliards de personnes n'ont toujours pas accès à un internet fiable, à une capacité de calcul suffisante ni à une expertise technique de pointe. Il a appelé à accroître les investissements dans les infrastructures numériques, les données fiables, les outils en langues locales et la formation de la main-d'œuvre. De tels investissements permettraient aux pays en développement de concevoir des solutions d'intelligence artificielle qui améliorent les services publics et répondent aux priorités nationales. Plus de 20 pays, dont la Chine, ont proposé la création de centres pour un réseau soutenu par l'ONU et visant à renforcer les capacités en intelligence artificielle.
Guterres a annoncé son intention de proposer la création d'un Fonds mondial pour l'IA afin d'aider les pays aux ressources limitées. Il a défini trois axes prioritaires de collaboration internationale : le renforcement des capacités, l'établissement de normes de sécurité communes et la réduction des impacts environnementaux. Il a insisté sur l'importance de méthodes d'essai uniformes et d'évaluations des risques communes, fondées sur les droits humains et le droit international. Par ailleurs, il a souligné que l'être humain doit conserver la maîtrise des décisions relatives à la vie et à la mort.
Garanties mutuelles pour les technologies d'IA
Le secrétaire général a souligné l'impérieuse nécessité de protéger les enfants des applications d'IA non sécurisées. Il a déclaré que les développeurs devraient démontrer la sécurité d'un système avant d'en autoriser l'accès aux enfants. Les gouvernements et les entreprises technologiques devraient mettre en œuvre des mesures de protection avant que les produits d'IA ne soient utilisés dans les écoles, les foyers ou les services publics. Il a également insisté sur le fait que chaque nation doit contribuer à l'élaboration des réglementations internationales encadrant le développement et le déploiement de l'IA.
L'empreinte environnementale de l'IA s'accroît également, les centres de données, la consommation d'électricité et d'eau contribuant aux préoccupations environnementales. Guterres a exhorté les grandes entreprises technologiques à divulguer les impacts environnementaux de leurs systèmes, notamment leur consommation d'énergie, leurs émissions et leur consommation d'eau. Il les a appelées à opérer une transition vers les énergies renouvelables d'ici 2030 et à optimiser l'efficacité de leurs centres de données. Il a ajouté que les gouvernements devraient intégrer les exigences en matière d'énergies renouvelables pour les infrastructures d'IA dans leurs stratégies nationales en matière de climat et d'énergie.
Accessibilité mondiale et surveillance responsable
Les Nations Unies ont intensifié leurs efforts en matière de réglementation de l'IA par le biais d'un dialogue international et d'initiatives de renforcement des capacités. Les États membres ont créé un Dialogue mondial sur la gouvernance de l'IA afin de faciliter la coopération entre les gouvernements, le monde universitaire, l'industrie et la société civile. Cette plateforme encourage les discussions sur la sécurité, l'accès équitable, le contrôle humain et l'innovation responsable. M. Guterres a souligné que les normes internationales doivent évoluer rapidement pour suivre le rythme des progrès technologiques, tout en protégeant les droits et en garantissant la transparence et la responsabilité publiques.
Lors de l'événement de Shanghai, M. Guterres a établi un lien entre les enjeux d'accès, de sécurité et de durabilité, les présentant comme des éléments indissociables d'un défi politique mondial. Il a souligné que l'IA peut faire progresser la santé, l'éducation, la sécurité alimentaire et les services publics essentiels. Cependant, son impact positif dépend fortement d'un accès équitable aux infrastructures, aux compétences et aux plateformes de prise de décision. Il a exhorté les gouvernements et les entreprises à collaborer à l'établissement de normes, à l'investissement dans les énergies durables et à la garantie que le développement de l'IA profite à toutes les régions.
L’article « L’ONU appelle à une réglementation mondiale équitable pour l’intelligence artificielle » est paru initialement dans UAE Gazette : le journal quotidien des Émirats arabes unis.
